😎 Sur LCP cette semaine, j’ai analysé trois scènes très différentes en apparence : un message diplomatique confidentiel dévoilé, une paire de lunettes présidentielles et l’irruption possible de patrons milliardaires dans la course à l’Élysée. De Donald Trump à Xavier Niel, il faut scruter la politique avec de nouvelles lunettes (de vue) !
J’ai tiré 4 leçons narratives de cette semaine :
🤫 Le off est définitivement mort.
Quand Donald Trump publie un message privé d’Emmanuel Macron, il fait de la confidentialité, hier outil de désescalade, une matière première narrative.
🎆 L’image remplace le réel.
L’affaire des lunettes de soleil n’est pas une anecdote. L’accessoire qui surgit dans l’image présidentielle absorbe volontairement le récit : on ne parle plus de l’œil mais de ce que ces lunettes racontent (combat, autorité, Hollywood, puissance).
😷 La vulnérabilité n’est acceptable que si elle est narrativement maîtrisée.
Lunettes (suite !) : Santé, fatigue, fragilité : ne pas montrer l’œil endolori à Istres en début de séquence aurait généré fantasmes, rumeurs et emballement. Une bonne communication de crise commence toujours avant l’incendie 2.0 sur les réseaux.
🤑 Trump a ouvert une brèche mentale dans l’opinion française.
Pendant longtemps, trois verrous bloquaient l’entrée des patrons en politique : l’argent, les casseroles, le style « cash ».
L’irruption durable de Trump dans le paysage mondial a fissuré ces trois tabous.
Résultat : Xavier Niel ou Matthieu Pigasse ne paraissent plus impossibles. Ils entrent dans le champ des possibles narratifs. Il leur reste (et c’est le plus compliqué !) à incarner histoire lisible, incarnée, singulière.
À mardi, mercredi et jeudi prochains 19:30 sur LCP-AN Canal 8 dans « Chaque voix compte » !




